Tant de choses se sont passées depuis notre dernier billet ! Indignes que nous sommes de vous laisser dans l’attente haletante d’un excellent article sur un sujet de fond… Ou pas.

Résumé de l’épisode précédent

Depuis la dernière fois, des tas de décisions ont été prises, du matériel a été trouvé, des aménagements on été faits…

Nous avons effectivement défini les postes de travail que nous utilisons dans nos locaux. Un poste complet sera donc composé d’un Dell Optiplex 745 au format USFF équipé en bi écran 24″ et 17″, une webcam Logitech C525, un clavier Logitech K200, une souris optique HP ainsi qu’un téléphone Cisco 7940. Nous sommes très attentifs à ce que tous les postes soient harmonisés.

Il a été décidé que les Macs (en très faible nombre) ne seront pas intégrés au réseau outre mesure, excepté la solution on ne peut plus basique fournie par Apple dans Mac OS X.

Les asset tags que nous posons sur le matériel sont actuellement imprimés avec une Dymo LabelManager PNP et seront prochainement remplacés par une autre solution plus efficace, plus propre et moins chère.

Des progrès ont été faits dans la gestion de la téléphonie avec XiVO, les Cisco 7940 et PfSense.

Nous avons créé une page de vente pour le matériel dont nous ne nous servons pas ou plus et de la logistique nécéssaire pour pouvoir le retirer sur CAR94 à Charenton-le-Pont, VLG89 à Villeneuve-la-Guyard, ou C1389 à Chéroy. Nous mettrons régulièrement à jour la page pour plus de facilité. Nos ventes s’effectuent de particulier à particulier. Nous ne sommes pas une entreprise, et l’argent obtenu sert à financer nos futurs achats uniquement. Lorsque vous nous achetez quelque chose, vous nous aidez.

Nos différents sites sont équipés de manière très aléatoire, cela va changer. En effet, CAR94 est équipé HP, C1389 est équipé Dell. Les serveurs n’ont rien à voir entre eux en termes de performances, de capacité, de qualité de fonctionnement, etc.

C’est justement l’objet de ce billet. Toujours dans un soucis d’harmonisation, afin de faciliter la formation, l’installation, l’utilisation et la maintenance, tout semble en bonne voie pour que nous puissions équiper ces deux sites du même modèle de serveur, permettant de baisser significativement la consommation énergétique, le bruit, tout en conservant les avantages d’un serveur local, de la rapidité d’accès, etc.

MicroServer G7

MicroServer G7

C’est dans cette optique que mon choix s’est porté pour le HP ProLiant MicroServer Gen8. Si vous suivez le blog, vous savez sans doute que j’ai eu par le passé un MicroServer G7. Cette machine était intéressante pour tous les avantages cités plus haut, mais elle souffrait de quelques défauts pénibles.

En effet, outre le processeur soudé, cette machine se présentait dans la gamme ProLiant comme un ovni. On n’y trouvait pas les composants habituels de la gamme, pas vraiment la même logique dans le fonctionnement, pas de vraie gestion à distance malgré l’ajout d’une carte spécifique… Ça se rapprochait plus d’un PC « Embedded » appelé « ProLiant » avec quatre emplacements de disques.

Premières impressions

Moi ce que j’aime, c’est le côté serveur, et de ce point de vue là, j’étais moyennement satisfait. Avec la Gen 8 du MicroServer, HP a conçu un excellent produit. Il exploite de la RAM DDR3 ECC Unbuffered. J’ai chargé la mule avec 16 Go. Le processeur (dans mon cas un Celeron G1610T par défaut) est remplaçable, donc plein de possibilité d’évolutions, notamment jusqu’à des Xeon E3 (le socket utilisé est un LGA1155) tant que le TDP est inférieur à 45W. Il n’est pas nécessaire d’extraire la carte mère pour ajouter de la RAM. Toutefois il est toujours possible de le faire mais cela se fait par l’arrière (à condition d’avoir préalablement déconnecté toutes ses prises).

HP iLO logoOn trouve un contrôleur RAID HP Dynamic Smart Array B120i qui se gère dans le traditionnel Array Configuration Utility comme tout ProLiant qui se respecte, une vraie gestion à distance avec iLO 4 en Gigabit Ethernet ou depuis l’appli mobile. A ce sujet, une puce Broadcom nous offre deux Gigabit Ethernet sur la carte mère. Cette dernière donne également accès à 6 ports USB dont certains en USB 3. Il y a également un port USB interne, ainsi qu’un lecteur de carte Micro SD.

La machine est certes relativement compacte mais c’est un concentré de serveur et c’est un vrai régal. On a tout de même un slot PCI Express pour peu qu’on ait une carte Low profile. Je verrai ça quand j’y installerai mon contrôleur RAID HP Smart Array P410 avec cache et batterie de back-up.

Lorsque l’on ouvre la porte frontale, dont l’esthétique n’est pas sans rappeler ses grands frères ML notamment, on a accès à une clé HP pour le serrage des vis et aux quatre emplacements pour les disques durs. La machine est fournie avec des tiroirs de disques vides.

Le lecteur optique (non fourni dans mon cas) est de type slim 9 mm. Personnellement j’en ai pas besoin car j’ai mon disque dur Zalman, vachement plus pratique et plus rapide qu’un CD.

Un truc très sympa, le serveur est équipé de l’Intelligent Provisioning, qui permet d’accéder à tout un tas d’utilitaire de configuration et de diagnostics très utiles qu’il était possible d’avoir avec le CD SmartStart mais aussi d’autres.

J’ai été impressionné lorsque j’ai démarré le serveur après avoir remplacé la RAM car il a automatiquement lancé un test de la mémoire, ce qui est plutôt appréciable.

Niveau bruit, la machine souffle fort au démarrage. Comme tout ProLiant qui se respecte, quand vous l’allumez il ventile assez fort puis diminue son régime pour redevenir silencieux. N’ayant pas encore pu installer mes disques à l’intérieur, je ne peux pas vraiment juger du silence mais disons que ça semble être assez proche de l’ancienne génération.

Quelques défauts

A première vue, n’ayant pas encore vraiment testé la machine, j’ai noté quelques défauts. Tout d’abord le contrôleur RAID. De ce que j’ai pu trouver sur le net, il n’est pas possible de lui adjoindre de la mémoire cache et une batterie de back-up. C’est dommage car cela ne permet par d’activer le support du RAID5 si toutefois il en était capable. Je vais utiliser un autre contrôleur HP mais c’est tout de même dommage de ne pas permettre cela sur le contrôleur intégré.

Les tiroirs de disques sont marqués comme non hot-plug ce qui est dommage. On regrettera aussi que ce ne soit pas les mêmes tiroirs que dans les autres serveurs, ceux avec les LEDs indiquant l’état du disque car c’est classe et sympa. Même s’il serait peut-être possible d’en insérer un, le fond de panier n’a pas les connecteurs des LEDs donc elles seraient de toutes façons inopérantes.

Autre chose, la bande lumineuse bleue en bas de la façade indique l’état du serveur (c’est bleu, orange ou rouge, à ce que j’ai lu) mais il aurait été super qu’on puisse s’en servir de LED UID. Une LED UID virtuelle est cependant présente dans l’interface web d’iLO mais j’aurais bien aimé que la LED physique sur le boîtier clignote quand on prend la main via la gestion a distance.

La porte de la façade est plutôt sympa mais contrairement à la génération précédente, elle ne dispose pas de serrure. Elle est aimantée pour rester bien fermée mais un système à clefs aurait été bienvenu. Il est toutefois possible d’en verrouiller l’ouverture via un loquet mais celui-ci se trouve à l’intérieur du serveur, impliquant de démonter la coque. Pas super pratique.

Conclusion

Il me semble que cette machine soit une réussite malgré ses quelques défauts. Je l’ai obtenu pour 240 euros sur Amazon mais il est fréquent de la trouver à des tarifs bien plus élevés. Dans tous les cas, indépendamment du fait qu’elle est plus récente, les améliorations apportées par HP par rapport à la génération précédente me laissent penser que le prix n’est pas disproportionné.

J’ai personnellement beaucoup d’affection pour les petits serveurs de ce type par rapport aux NAS. Le prix d’un NAS Synology ou QNAP est assez élevé et il n’est pas dit que ce serveur revienne moins cher, mais il faut reconnaître que son évolutivité et sa capacité à lancer de nombreux systèmes d’exploitation en font un adversaire redoutable (à condition de savoir configurer soi-même un OS serveur).

Il sera très certainement encore possible de mettre à jour le système même si HP n’apporte plus vraiment de support comme c’est possible sur les autres serveurs (la preuve, nous utilisons des serveurs de cinquième génération avec le dernier Windows Server sans problèmes). Et là où les NAS disposent de RAM et de processeurs soudés, il sera ici possible d’apporter des modifications à la configuration.

J’ai hâte de recevoir le reste du matériel pour pouvoir mettre en place quelques bricoles…